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              Les enfants et la politique
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A partir de quel âge les enfants s'intéressent-ils à la politique ?
Dès leur naissance ! Personne n'échappe à la politique puisque chacun est concerné par l'organisation de la vie de la collectivité. Petits, ils considèrent souvent la politique comme un domaine trop sérieux ou ennuyeux mais en réalité, tous s'y intéressent au moins inconsciemment au travers des discussions de leur entourage, des informations relayées par les médias mais aussi des situations concrètes qu'ils vivent au quotidien. A l'école, les élèves découvrent l'autorité, le pouvoir, la justice, la violence, l'inégalité, le racisme et même le fonctionnement de la démocratie, notamment grâce aux cours d'éducation civique. A la maison, dans leur vie de tous les jours, les enfants sont par exemple confrontés aux problématiques environnementales : ne pas gâcher l'eau, trier les ordures... Ils s'étonnent, posent des questions, s'indignent très spontanément. Bien sûr, le degré d'intérêt dépend aussi de celui des parents. Mais ce qui est sûr, c'est que les occasions ne manquent pas pour aborder le sujet.
Comment en parler intelligemment avec eux ?
D'abord en considérant qu'ils sont concernés avant leurs 18 ans. L'apprentissage de la citoyenneté constitue une étape clé de l'autonomie. Il faut donc s'efforcer de répondre à toutes les questions. Ensuite, en restant honnête. Inutile d'entretenir des tabous ou de donner des réponses toutes faites. J'avoue que c'est parfois difficile de définir des notions complexes comme la liberté ou le progrès... Cela implique donc d'être soi-même suffisamment informé sur ces questions pour pouvoir les expliquer simplement sans les caricaturer. Si le parent n'y parvient pas, mieux vaut qu'il en profite pour combler ses lacunes avec son enfant plutôt que de pratiquer la langue de bois. Ce genre d'attitude risquerait de dégoûter les bambins de la politique, ce qui signifie leur ôter l'espoir d'une société qui peut s'améliorer. Enfin, dans ce dialogue, il faut toujours donner des moyens à l'enfant de se forger sa propre opinion, de réfléchir par lui-même. C'est à dire ne pas se limiter à donner son avis mais pouvoir énoncer les arguments des différents courants de pensée et mettre à sa disposition d'autres sources d'information : livres, journaux, émissions de télévision...
Ne risque-t-on pas quand même d'influer sur l'opinion politique de ses enfants ?
Dans la majorité des cas, les petits enfants sont admiratifs de leurs parents et adoptent donc leurs avis. Il arrive qu'ils prennent le contre-pied, particulièrement à l'adolescence dans un mouvement de révolte plus large. Si les parents sont très engagés politiquement, cela peut devenir un thème de conflit majeur. Mais que ce soit dans un sens ou un autre (mimétisme ou opposition), l'opinion politique des parents constitue d'abord une base de réflexion. C'est pour cela que les parents peuvent exprimer sans crainte leurs convictions s'ils les explicitent. Leurs arguments seront autant de portes ouvertes aux enfants pour apporter des nuances, voire adopter une position singulière. En revanche, je suis tout à fait opposé au comportement de certains parents militants qui emmènent leur petit dans les manifestations et ou les meetings sans leur avoir demandé leur avis ou sans qu'ils en aient exprimé l'envie. Pour moi, c'est de l'instrumentalisation. Idem pour les adultes qui rejettent (à raison ou à tort d'ailleurs) la politique dans son ensemble mais ne donnent aucune explication.
La campagne présidentielle est-elle une occasion rêvée pour aborder le sujet ?
Ce n'est pas forcément le meilleur moment car le côté "spectacle" de l'événement envenime les discussions et les rend plus superficielles. En même temps, cette émulation et cette compétition ont l'avantage d'attirer l'attention des enfants. Souvent, ils ont envie de suivre le dénouement de l'élection et je n'y vois pas d'inconvénient. Je dirais donc que c'est un bon point de départ. Il faut que les parents prolongent le débat, l'approfondissent ou au moins le recentrent sur des questions fondamentales. Et tout ceci dans le calme pour que chacun apprenne à s'exprimer dans le respect de l'autre. Evitez aussi les disputes au sein du couple et de la famille, car la politique serait pour l'enfant associée au conflit.
par Hocini ajouter un commentaire publié dans : les enfants et la politique
Samedi 29 décembre 2007

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L’enfant et la television
 
                                                                                                                                             
       
           
PICT2142.JPGPICT2141-copie-1.JPGZahra et Aymene
HOCINI dos a la television
                L'influence de la télévision sur les enfants
 
La télévision est l'un des médias ayant le plus d'influence dans la vie des enfants. Ils la regardent en moyenne près de 15 heures par semaine. (Statistique Canada, 2001.)
L'influence de la télé sur les enfants dépend de plusieurs facteurs : le nombre d'heures passées devant le petit écran, leur âge, leur personnalité, le fait de regarder la télé seuls ou avec des adultes et enfin les discussions qu'ils auront ou non avec leurs parents sur le contenu visionné.
Afin de minimiser les effets potentiellement négatifs de la télé, il est important de comprendre l'influence que cette dernière peut avoir sur les enfants. Vous trouverez ci-dessous de l'information relative à certaines préoccupations.
La violence
Au cours des deux dernières décennies, des centaines d'études ont évalué l'influence des contenus violents sur les enfants et les jeunes. Bien qu'il soit difficile de conclure à une relation directe de cause à effet, il se dégage un consensus voulant que certains enfants peuvent être vulnérables aux images et aux messages violents.
Les chercheurs ont identifié trois réactions possibles chez les enfants exposés à du contenu violent :
  • Accroissement de la peur
    Les enfants, en particulier les filles, sont plus susceptibles que les adultes d'être représentés comme victimes de violence à la télé. Ceci peut les rendre plus craintifs à l'endroit du monde qui les entoure.
  • Désensibilisation face à la violence en général
    Certains dessins animés pour enfants sont parmi les émissions les plus violentes. La violence y est présentée sous un jour comique et ses conséquences réelles sont rarement exposées.
  • Augmentation du comportement agressif
    Ceci est particulièrement vrai pour les jeunes enfants, qui sont plus susceptibles d'afficher des comportements agressifs après avoir visionné une émission ou un film violent.
Les parents devraient également porter une attention spéciale aux bulletins télévisés que leurs enfants regardent. Les études ont démontré que ces derniers craignent davantage la violence présentée aux nouvelles que celle dans n'importe quel type d'émission. Plus l'enfant vieillit, plus la peur liée aux événements réels dépeints dans les bulletins de nouvelles augmente puisqu'il est en mesure de mieux distinguer la violence réelle de celle fictive.
Les effets sur le développement de l'enfant
La télévision peut nuire à l'apprentissage et à la performance scolaire si elle empiète sur les activités essentielles au développement physique et mental de l'enfant. Les temps libres des enfants, particulièrement en bas âge, devraient être majoritairement consacrés à jouer, lire, explorer la nature, apprendre la musique ou pratiquer des sports.
L'écoute de la télé est une activité passive et un facteur déterminant dans le problème de l'obésité chez l'enfant. Selon la Fondation des maladies du cœur du Canada, presque un enfant sur quatre âgé de sept à douze ans souffre d'obésité.
Un article paru dans le magazine Scientific American intitulé « Television Addiction » examine pourquoi les enfants et les adultes trouvent si difficile d'éteindre la télé. D'après les chercheurs, les téléspectateurs ressentent en allumant la télé un effet relaxant instantané, mais qui disparaît aussitôt le petit écran éteint. Alors que les gens éprouvent généralement un regain d'énergie après une activité sportive ou récréative, ils ont tendance à se sentir vidés après une séance de télévision. « C'est là l'ironie du petit écran, rapporte-t-on dans l'article. Les gens regardent plus de télé qu'ils n'en ont l'intention même si un visionnement prolongé est moins revigorant. »
En plus d'encourager un mode de vie sédentaire, la télévision peut également contribuer à l'obésité infantile en faisant la promotion intempestive de camelote alimentaire. Selon la Société canadienne de pédiatrie, la majorité des publicités alimentaires diffusées au cours d'émissions pour enfants vantent les repas-minute, les friandises et les céréales sucrées. Les messages d'aliments sains ne constituent que 4 % des publicités présentées. De grosses sommes d'argent sont investies dans la production de publicités susceptibles d'influencer le comportement des consommateurs.
 
 
LES ENJEUX
 
 
 
Les enjeux particuliers pour les jeunes enfants
Les parents de jeunes enfants doivent contrôler l'écoute de la télé à la maison. Les enfants ont besoin d'une variété d'activités pour se développer. Gérée adéquatement, l'écoute de la télé peut être une composante amusante et éducative de leur routine quotidienne.
Les enfants d'âge préscolaire (2-5 ans)
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  • Les enfants de cet âge devraient consacrer l'essentiel de leur journée aux jeux et à la socialisation plutôt qu'à l'écoute de la télé. La Société canadienne de pédiatrie recommande un maximum d'une heure par jour. L'American Academy of Pediatrics suggère que les enfants de moins de deux ans ne regardent pas la télé. L'organisme insiste sur le fait que les parents devraient plutôt mettre l'accent sur l'interaction avec leur enfant.
  • Les enfants d'âge préscolaire étant davantage enclins à adopter des comportements violents après avoir visionné des émissions contenant des scènes de violence, les parents devraient limiter leur exposition à de telles émissions, particulièrement les dessins animés. Il est recommandé d'éviter d'acheter les jouets et produits dérivés de ces émissions.
  • Il existe un grand nombre de très bonnes émissions destinées à ce groupe d'âge. Comme les tout-petits aiment regarder la même émission encore et encore, constituez une vidéocassette à partir de leurs émissions préférées.
Les enfants d'âge scolaire (6-11 ans)
  • Parce que la télé empiète sur le temps consacré à la lecture et aux devoirs, il importe de contrôler son écoute. Les études démontrent qu'une à deux heures de télé par jour a un effet négatif significatif sur le rendement scolaire des enfants, plus particulièrement en lecture. (Société canadienne de pédiatrie, 1999)
  • Les bonnes émissions à l'intention des enfants de cet âge étant malheureusement rares, ces derniers ont tendance à regarder des dessins animés et des émissions pour adultes. Les parents devraient rechercher des émissions de qualité destinées spécialement à ce groupe d'âge, ou au grand public, telles les émissions sur la nature, les comédies de situation pour la famille ou les sports.
  • Les enfants de 6 à 11 ans (comme les tout-petits) aiment les dessins animés et s'identifient aux superhéros. Les parents devraient superviser étroitement l'écoute d'émissions de ce genre afin de minimiser le côté « agressivité » et de maximiser l'aspect « imaginaire ».
Le syndrome du « achète-moi ça »
  • Les parents de jeunes enfants doivent composer avec l'influence commerciale de la télévision chaque fois qu'ils amènent leurs enfants au supermarché ou au magasin de jouets. Certaines émissions pour enfants sont ni plus ni moins des messages publicitaires d'une demi-heure faisant la promotion de produits. Lorsque vos enfants sont jeunes, vous pouvez réduire considérablement les effets du « achète-moi ça » en limitant leur écoute télévisuelle aux émissions éducatives ou aux chaînes sans publicités.
Les contenus terrifiants
Les jeunes enfants ont de la difficulté à faire la distinction entre fiction et réalité. Leurs parents doivent donc les protéger des contenus télévisuels violents ou terrifiants. Les recherches démontrent que les enfants souhaitent être tenus à l'écart des images médiatiques qui leur font peur ou les perturbent. Dans une étude réalisée en 2000 par la Ryerson University, on demandait à 900 enfants âgés de 2 à 12 ans s'ils devaient être protégés de certains types d'émissions, de sites Web et de jeux vidéo. Plus de la moitié (64 %) ont déclaré que oui et seulement 19 % ont dit que non.
Il est important pour les parents de comprendre ce qui constitue une programmation appropriée aux diverses étapes de développement d'un enfant. Dans son livre Mommy, I'm Scared (Maman, j'ai peur), Joanne Cantor décrit les types d'images qui font le plus peur aux enfants en fonction de leur âge :
Entre 2 et 7 ans :
  • les images – fantastiques ou réalistes – naturellement effrayantes comme les animaux méchants, les monstres, les personnages grotesques, mutilés ou difformes ;
  • les transformations physiques, spécialement quand un personnage normal devient grotesque ;
  • les histoires rapportant la mort d'un parent ou des sévices sur un enfant ;
  • les désastres naturels exposés crûment.
Entre 7 et 12 ans :
  • les dangers et menaces plus réalistes, surtout les événements qui peuvent affecter les enfants ;
  • la violence ou la menace de violence.
 
 
 
par Hocini ajouter un commentaire publié dans : les enfants et la television
Samedi 29 décembre 2007

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